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Le blog d’un étudiant en information et communication, un petit espace pour livrer mes états d’âmes, mes constats, mes découvertes, mes coups de coeur et coups de gueule … L’étalage public de ma vision des choses et de mes goûts, souvent particuliers, qui font de moi ce que je suis.

Le Web 2.0, une définition …?

Le web 2.0, une définition ?

Depuis quelques semaines, certains politiques sont interrogés sur le web 2.0. Ceci donne lieu à des définitions aussi improbables qu’à côté de la plaque.

En tant que passioné, je vais tenter de donner ma définition de ce web, celui que j’utilise tous les jours, et vous aussi j’imagine.
Je vous laisse admirer la prouesse de Frédéric Lefèbvre sur BFM TV, qui est un signe évident : créer un poste de secrétaire d’état à l’économie numérique nécessite d’y nominer des geeks.

A partir d’ici, je vais essayer de faire simple.

Le web 2.0 c’est, comme l’a dit Lefèbvre, le web d’aujourd’hui, celui de tous les jours … mais ça, ce n’est pas vraiment difficile à trouver, et c’est encore moins une définition.
Tout d’abord, il faut faire un effort de mémoire, et se remémorer le web d’il y a 10 ans, et même avant. A cette époque, tous les sites était statiques, en HTML, avec des présentations pas vraiment alléchantes … C’était un travail sûrhumain de tenir à jour un site quotidiennement, les temps de charges étaient beaucoup plus long, puisqu’à de rares exceptions, la vitesse de connexion était de 56Ko/s …

L’ADSL, en 512ko/s dans un premier temps, à permis d’améliorer les charges serveurs, l’accessibilité aux sites …  C’est alors qu’un développeur audacieux à eu l’idée d’utiliser les bases de données serveurs (MySQL en l’occurence) sur son site web, afin de le mettre à jour dynamiquement, et ne pas avoir à modifier l’intégralité du site à chaque mise à jour.
Ainsi naquit PHP !

La technologie a mis un certain temps à s’imposer, c’était le début du web 2.0 : un web dynamique, avec une interface statique, mais un contenu dynamique, stocké dans des bases de données et appelé par des scripts.
Ceci a considérablement facilité la gestion de sites d’informations : les articles étaient envoyés par simples formulaires, affichés aussi sec sur le site … le rêve de tout webmaster.
Les agences web ont aussi totalement revu leur stratégie, proposant alors des sites CMS, on créé l’architecture et le design, laissant le contenu aux clients.

Par la suite, les technologies d’affichage ont aussi évolué avec l’alliance DHtml/CSS.
Tout a été séparé, avec un côté le HTML qui se construit désormais en arborescence de DIV, et plus en tableaux. Ainsi, on positionne ses divs de façon imbriquée, et tout est modifiable et configurable par la suite, sans devoir tout changer et se perdre dans des dizaines de tableaux.
Le CSS intervient comme médiateur entre la structure conteneur et son design.
En effet, la feuille de style en cascade permet de définir des attributs d’affichage sur les divs, sur des classes et même sur des balises (dans certains divs ou pas …). Ca peut parraitre obscur et compliqué, mais ce fut une révolution, et c’est tout simplement le pur bonheur.
Ainsi, on définit par exemple pour le div « header » sa taille, le fond qui sera le logo du site (et donc qui fait appel à une image), sa position, son type d’affichage, etc … On peut aussi configurer l’apparence d’un titre (balise HTML <h1>) à l’intérieur d’un div spécifique, ou configurer l’apparence des liens selon leurs différentes positions dans la page …
En gros, le design devient lui aussi dynamique et modifiable : plus besoin de se casser la tête sur des tableaux dont on doit régler la taille des cellules au pixel près afin que ça colle au design découpé, sans compter que tous les navigateurs ne les gèrent pas de la même façon.
Tout est désormais dynamique !

Depuis quelques temps, les développeurs se sont rués sur une technologie qu’ils ont sut domestiquer et adapter aux besoins actuels : la Javascript.
Langage orienté objet, le javascript permettait jusqu’à là de proposer des intéractions selon les actions de l’utilisateur, un changement d’image au survol de la souris par exemple, ou un menu déroulant, mais le XHR permet aujourd’hui de faire des requêtes en Javascript.
Son utilité réside dans le fait que ces requêtes peuvent être asynchrones, et donc de se lancer lors d’une intéraction avec l’utilisateur, et d’afficher le résultat de cette requête sans recharger complètement la page, mais seulement la partie concernée (grâce à la fonction malicieuse inner.html() ). Ce type de requête asynchrone est l’AJAX, de plus en plus utilisé pour sa facilité de mise en place (de nombreux frameworks ou librairie de scripts existent).
Le fonctionnement de l’Ajax est assez complexe : on définit des fonctions javascript qui seront lancé lors d’un click ou d’un envoie de formulaire, et la requête contenu dans la fonction est envoyée à une page PHP. Celle-ci récupèrera les variables envoyées par la requête et en fera à son tour une sur la base SQL afin d’ajouter un enregistrement, le modifier, le supprimer … Tout est faisable, comme en PHP, mais en temps réel.
C’est donc une révolution de navigation puisque le rechargement des pages est beaucoup moins présent, et beaucoup plus fluide et agréable pour le visiteur.

Je n’ai volontairement pas inclu le Flash, qui présente ses limites et dont je ne suis pas partisant, notamment au niveau du référencement et de la compatiblité (même si on sait que 98% des ordinateurs sont équipés de Flash). Mais c’est aussi une technologie 2.0, en grande partie grâce au streaming vidéo et audio (Youtube, Dailymotion, Deezer …) qui ont révolutionné les sites UGC (à contenu généré par l’utilisateur).

Le web 2.0 est donc en effet le web de tous les jours, mais ça dépend pour qui. Il est vrai que les sites purs HTML statiques sont rares désormais (quoique j’en aurai une bonne liste, mais pour ne pas porter préjudice, je m’abstiendrai …).
Par contre, on peut sans doute affirmer que le web grand public, ce qui marche et qui fait de l’audience, est totalement 2.0 ! Facebook, Igoogle (et surtout Gmail qui doit être le plus parfait des exemples 2.0), Viedemerde, tous les blogs, qu’ils soient pro ou sur plateforme, et comme énoncé précédemment, les sites de streaming …

Et oui M. Lefèbvre, le web 2.0 c’est le web contemporain, mais pour occuper un poste aussi haut placé dans ce domaine, encore faut-il savoir pourquoi, et comment le reconnaitre, voila pourquoi je ne soutient personne à ce poste. Vos définitions du web, et l’énoncé de ses dangers, montre que vous n’y connaissez rien de plus que mon ailleule … Elle ne cherche pas à faire semblant, elle tricote … Si ça vous dit !

Les geeks sont les mieux placés pour occuper ce poste. Pourquoi ne pas le dématérialiser et en faire un cyber-secrétariat d’état ? On peut d’ailleurs se poser la question sur le ministère de l’agriculture : pourquoi n’est-ce pas une ferme …

Le web est le seul espace où les autorités sont tellement ignorantes et incompétentes qu’elles n’y ont pas encore mis les pieds … Avant de vouloir interdire des sites tout à fait clean pour un public avertit, traquez ceux qui sont tendancieux et qui enfreigne des lois préexistantes.
On explique toujours aux enfants qu’avant de commencer une nouvelle activité, ou d’acheter un nouveau jeu, il faut qu’ils terminent ce qu’ils ont commencé. J’accepterai vos mesures le jour où les criminels qui sévissent en dehors du cyberspace seront tous derrière les barreaux.

Manqueriez-vous d’éducation pour vous montrer aussi impatient ?

Pour citer Guy Bedos, « Il n’y a pas que des salauds au gouvernement, il y a aussi des incompétents. » … Tellement vrai !

PS : Désolé pour la fin de cet article qui fait un peu lettre ouverte mais il m’arrive de m’emballer. C’est souvent le cas quand on touche à ce que j’aime, et j’aime le web.

Web 2.0 - Définition tee-shirt-mini

Mon joli Tee-Shirt Fuzz, parce que j'aime le web ! (cliquez pour agrandir)

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Commentaires

  • Pablal dit :

    Pour faire simple je ne suis pas un geek mais je soutiens la pensée de l’auteur, de l’artiste. Même ma mère explique aussi bien que notre cher secrétaire.

  • Pakito dit :

    Mais il n’est pas secrétaire, pas encore du moins, mais vu la réaction des médias et le buzz qui a suivi son passage dans l’émission de BFM, Frédéric Lefèbvre (qui n’est pas mauvais partout d’ailleurs, il s’est juste attaqué à ce qu’il ne fallait pas pour chuter autant dans mon estime) n’est même plus nominé à ce poste.

    On parle de l’ex première secrétaire de Raffarin, et de l’épouse du PDG de PriceMinister.com … Affaire à suivre donc !

  • Pot'Pot' dit :

    Je suis d’accord avec l’ensemble de l’article même si il manque un petit détail. Il faut savoir que généralement les secrétaire ou même les ministres ne sont présents que pour leur noms et leur habileté à l’oral et pendant des débats. Il aurait quand même fallut précisé que si Frédéric Lefèbvre était à ce poste, les réformes et les idées n’aurait pas émané de lui mais plutôt de conseiller geek ou crétin. Je tenais à ajouter cette précision.
    Sinon très bonne explication bien que un peu technique. 🙂
    Continue mon Pak!

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